Cliquez ici pour accéder à la version numérique du premier numéro de la de la Revue Amplitudes : La Conjuration des territoires : https://www.chatelet-voltaire.fr/revue-amplitudes

DRAC GRAND EST

« Amplitudes » : une revue qui prend le Grand Est comme sujet

PUBLIÉ LE 15.01.2020

Conçue et rédigée sous la houlette de l’écrivain et philosophe Henri-Pierre Jeudy, « Amplitudes » est la première revue culturelle créée dans le Grand Est autour des enjeux de la ruralité. Son siège est situé à Cirey-sur-Blaise, dans les locaux des éditions Châtelet-Voltaire, en Haute-Marne. Le premier numéro est intitulé “La conjuration des territoires”.

Le projet culturel de la revue mobilise, au sein du comité de rédaction, plusieurs personnalités culturelles de premier plan ayant des attaches avec les territoires ruraux du Grand Est (dont François Barré, ancien président  du Centre Pompidou ou les journalistes Jean-Paul Kauffmann et Jean Lebrun).

Une publication semestrielle

Cette revue, soutenue par la DRAC Grand Est et le Conseil régional, délivre une approche anthropologique du territoire, qui inclut l’expression littéraire et et l’analyse socio-politique et économique et renouvelle le regard porté sur celui-ci. Tous les styles d’écritures seront utilisés dans les deux numéros édités chaque année.

“Amplitudes” : une revue du Grand Est

Elle propose une rencontre entre des points de vue personnels et des analyses d’experts autour de l’intensité des phénomènes qui se vivent sur les territoires dans la vie quotidienne.

Disponible en abonnement ou au numéro

La revue est disponible dans les librairies et sur abonnement aux Éditions Châtelet Voltaire.

Les Éditions Châtelet Voltaire HAUT DE PAGE

https://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Grand-Est/Actualites/Actualites-a-la-Une/Amplitudes-une-revue-qui-prend-le-Grand-Est-comme-sujet?fbclid=IwAR2L4GruT9Nbiyk-5Y85S8GGUqksmanJi0ScbvS01tcQMupU9GHdCAc-TJU#.Xi21myl7SiJ.gmail

“AMPLITUDES” se présente comme une revue de la Région du Grand Est.
L’enjeu de cette revue semestrielle est de mettre en valeur ce que peut être une singularité territoriale, ce que peut être une souveraineté « née de l’épaisseur de l’histoire » dans un contexte où l’absence de frontières nous appelle à ne plus nous réfugier derrière des limites que définirait « l’espace identitaire ». Les modalités de découpe du territoire ne nous incitent-elles pas à penser que tout retour de mémoire, mais aussi toute projection utopique adviennent de la multiplicité de ces lieux qui resteront toujours insolites et familiers en même temps ?

AMPLITUDES propose d’aborder les questions complexes que soulèvent les alliances territoriales, les stratégies d’attractivité, les utopies artistiques et culturelles mais aussi les effets du contretemps, de l’anachronisme, de la rémanence…
La composition de la revue se fera dans une perspective anthropologique qui inclut autant l’expression littéraire que l’analyse socio-politique et économique.

Le comité de rédaction est composé d’une vingtaine de personnes parmi lesquelles des personnalités comme Jean-Paul Kauffmann, Jean Lebrun –Radio France -, François Barré –ex directeur du Centre Georges Pompidou, Jean-Michel Géridan, directeur du Signe-, François Larcelet – libraire de Saint-Dizier – Samuel Mourin – archives de Chaumont – Patrick Watier –professeur à l’Université de Strasbourg – Gisèle Bienne – écrivaine – Maria Claudia Galera – anthropologue – Marie-Hélène Caroff – directrice de Caranusca – Karine Stebler – écrivaine, ancienne directrice des services sanitaires de la Meuse – Marc Abélès – anthropologue politique CNRS – Pierre-Yves Soucy – directeur des éditions La Lettre Volée – Benoît Vincent – botaniste, écrivain – Marie Cuillerai – professeur des universités –

Directeur de la revue : Henri-Pierre Jeudy


Premier numéro :

LA CONJURATION DES TERRITOIRES

Les mesures de l’attractivité semblent déterminer l’avenir des territoires urbains et ruraux. Concernant l’ensemble des secteurs économiques, sociaux et culturels, celles-ci sont devenues des indicateurs de tendance qui, en principe, permettent d’évaluer ce que deviendront les territoires. De telles perspectives d’avenir font-elles apparaître des chances de métamorphose ou des signes de déclin ? Encore faudrait-il considérer si l’attractivité est un potentiel déjà acquis à développer ou si elle peut être produite à partir de ce qui semble en être la négation par « l’état des choses ».
Dans quelle mesure le « droit au développement sans limite » n’est que la mascarade de l’apologie de l’égalité des territoires ? Dans les zones rurales, les effets des transformations économiques, sociales et culturelles provoquent une peur collective qu’engendrent les risques d’irréversibilité de la désertification.
Le système d’égalité républicaine des territoires apparaît-il comme un leurre d’autant plus que l’acharnement à le maintenir ne cesse d’augmenter sa fragilisation ? D’un côté, faut-il croire que les espaces ruraux seront pour l’avenir, dans la région du Grand Est, un atout décisif dans un monde où la gestion durable des ressources naturelles deviendra la « pierre angulaire » des modes de vie ? De l’autre, les territoires transfrontaliers offrent des perspectives de développement qui changent de plus en plus les modes de vie, loin des représentations parfois angoissantes du déclin territorial.

RUBRIQUES

La plupart des réflexions sur la décroissance convergent autour d’une critique des effets néfastes de la surconsommation sur les modes d’existence et sur la qualité de la vie. Ouvrant les perspectives écologiques les plus connues à une interrogation plus approfondie sur les conditions de la vie sociale et économique, celles-ci reprennent certes de vieilles questions mais semblent surtout chercher à fonder une « mise en devenir » du monde qui rompt avec la « course aux richesses ». On est aux antipodes des anciennes descriptions anthropologiques d’une époque de « la dépense somptuaire », mais la volonté manifeste de redonner d’une manière équitable un souffle d’espoir aux « modes de vie » ne se réduit pas à l’invocation d’un moralisme existentiel. Fondés sur des raisonnements économiques cohérents, les discours qui proposent des alternatives, s’ils brassent bien des fragments d’idéologie du temps passé, tentent de construire un futur différent

La transmission des savoir-faire, les modalités qu’elle est susceptible d’adopter, reste une préoccupation majeure de la conservation et de la mise en valeur des patrimoines. Il faut considérer comment un savoir-faire ne concerne pas seulement l’application d’une tradition. Les métamorphoses des métiers, et même des pratiques quotidiennes font apparaître de nouveaux savoir-faire, surtout avec l’essor des technologies du numérique. Les « nouveaux savoir-faire » sont parfois peu visibles, ils peuvent même apparaître comme des aventures secrètes… La rubrique proposée permettrait de « révéler des secrets », toute cette activité imaginaire des « nouveaux métiers », des pratiques inattendues, des créations étranges, d’échanger des utopies entre le « monde du travail » et le « monde du chômage ». Sans doute est-ce « l’idée de savoir-faire » qui unit de manière implicite la tradition et la modernité.

Le blog ressemble-t-il à un journal intime ouvert au public ? La pratique quotidienne de « tenir un journal », même si elle paraît anachronique, existe-t-elle encore aujourd’hui ? Les blogs exercent plusieurs fonctions, ils peuvent, quand ils se présentent telle une invitation au voyage, à la découverte d’une région, comme des sources attrayantes d’informations. Mais bien des blogs animés par des personnes singulières tentent d’exprimer un regard sur les choses de la vie, sur le monde, sur des œuvres culturelles… Ce point de vue quotidien ou non s’exprime souvent dans un langage soigné, très différent des pratiques langagières abrégées que caractérise l’usage du Facebook. La création d’un blog suppose le choix d’un style, autant dans la composition et le rythme que dans l’écriture elle-même.

Afin de transmettre à un public varié la technique de la chronique, de promouvoir le faire-ensemble par la pratique de l’écriture en stimulant la mixité sociale et de mobiliser les attentions des citoyens autour de leur ville et leur territoire dans leurs spécificités historiques, architecturales, patrimoniales et naturelles, des rencontres autour de la chronique se feraient régulièrement à la « Rambleur » Ces chroniques traiteraient des problèmes quotidiens : Quel avenir pour les petites villes dans le milieu rural ? Comment « ceux qui restent » vivent-ils le phénomène de la désertification ? Gratuité de transports, ouverture des commerces les dimanches, dynamisation de la vie culturelle ne sont que quelques stratégies parmi tant d’autres déployées par les habitants et les élus des petites communes afin de résister à la disparition d’un centre-ville.



Si vous souhaitez vous abonner à la Revue Amplitudes, vous pouvez nous contacter par le mail larambleur@gmail.com en nous envoyant votre bulletin d’adhésion avec votre payement par courrier.

Abonnement : 30€ par an

Vous donne le droit de recevoir les trois numéros annuels par courrier.
Les frais d’envoi sont à notre charge.