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Conception d’une signalétique poético-patrimonial

Un Projet artistique Globalisé (PAG) proposé par La Rambleur aux collèges Anne Franck à Saint-Dizier (Mars-avril 2021) et Diderot à Langres (Mai 2021) soutenu par la DRAC et L’Académie de Reims

Les productions des élèves du Collège Anne Frank de Saint-Dizier et du Collège Diderot de Langres seront visibles à La Rambleur du 15 juillet au 15 septembre 2021

A Saint-Dizier, un parcours éphémère sera balisé avec les productions des élèves pendant l’été

La signalétique patrimoniale fonctionne comme un mode d’aménagement graphique de l’espace. Vouée à valoriser l’architecture, les savoir-faire, les traditions et les personnes, elle s’adresse aux habitants et aux touristes afin de leur proposer de formes d’appropriation de l’histoire locale, que ce soit en milieu urbain ou rural. La diversité de ses modalités d’expression peut susciter différents rapports aux sites concernés. L’individu qui s’arrête devant un panneau / repère ponctuel ou celui qui se dispose à poursuivre les étapes d’un circuit n’appréhende pas de la même manière la « mise en récit » des sites patrimoniaux. Quoiqu’il en soit, le système de la signalétique part d’un principe qui est celui de remanier les données objectives dans un récit qui se construit à partir de l’objet patrimonial et qui s’adresse de façon uniformisée à tous.  

Ce projet a pour but la conception d’une signalétique élaborée sur un autre principe.Inspirés de la proposition de Pierre Sansot dans son essai « Poétique de la Ville », nous proposons de concevoir des panneaux patrimoniaux en partant de l’expérience de « témoins sensibles », dans leurs rapports aux sites patrimoniaux et aux « atmosphères saisies » dans l’espace public. L’intérêt de ce type de proposition est de rendre le patrimoine vivant par l’expression de ses visiteurs, par ce qu’il peut susciter de « singulier » dans leur esprit. Cette méthode permet de d’introduire des discontinuités dans ce qui se présente habituellement comme une masse continue, telle « l’histoire d’un village » et de ses vestiges matérialisés par son patrimoine architectural.

Elèves du Collège Diderot à Langres

Elèves du Collège Anne Frank à Saint-Dizier

Saint-Dizier, mardi, 23 mars.  Nous sommes au Vert Bois, au Collège Anne Frank. Un groupe d’élèves de quatrième est invité à participer à une promenade avec quatre enseignants et moi en tant qu’intervenante extérieure. La météo est de la partie, il fait beau et doux. La végétation, l’art et l’architecture sont choisies comme thématiques, les élèves partent avec la mission de flâner et de revenir avec quelques images poétiques. La déambulation est vouée à faire sentir les atmosphères, les bruits et les silences, le familier et l’étrange. Des photos ont été prises, mais avec modération, pour que l’idée de « prise de vue » regagne la dimension réflexive qui lui est inhérente. Un confinement sépare la ballade de la suite du projet. De retour au collège, la salle d’art plastique où nous travaillons devient un laboratoire d’expérimentation. D’abord l’expérimentation d’écriture poétique. La méthode est celle de la contrainte libératrice. Quatre poèmes présents au programme de français sont choisis comme point de départ. De chacun d’entre eux, une règle de construction va être suggérée aux élèves, en fonction des leurs photos. A l’aide d’un dictionnaire de rimes et d’un dictionnaire de synonymes, des poèmes ont été composés. L’étape suivante est de passer à l’assemblage de l’écriture et de l’image en vue de la création d’une signalétique poétique



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Le mardi 11 mai, l’aventure recommence à Langres. L’approche ici est donnée par la forme de la ville avec ses remparts et ses ruelles et par la dimension patrimoniale du centre-ville. Le climat n’était pas le même qu’à Saint-Dizier. Les enfants langrois ont photographié leur ville sous la pluie. Cela ne les a pas empêché d’être curieux et de découvrir ce qui devient invisible à force d’être trop visible : Garguilles, corniches, tags et le voisinage entre l’éphémère et le sempiternel n’ont pas laissé de ressortir de leurs écrits et de leur regard sur leur ville. 

RENCONTRES PHILOSOPHIQUES DE

LANGRES

Lors de la dixième rencontre philosophique de Langres en octobre 2020, La Rambleur a proposé deux atelier d’écriture. Un autour du patois haut-marnais et l’autre autour des calligrammes 

Un train peut en cacher un autre…

Ao mois d’août 2020, La Rambleur invite son groupe d’atelier d’écriture à faire le trajet entre Chaumont et Saint-Dizier en train. Le voyage évoque des souvenirs et fait écrire. Les textes seront publiés dans le numéro 3 de la Revue Amplitudes à paraître en avril 2021.

Ecriture & Confinement

Au mois de mars 2020, lors du premier confinement, La Rambleur invite ses adhérents à conjurer les vicissitudes du confinement par l’écriture.